Thèse de Doctorat en Sociologie

Cette thèse, réalisée sous la direction de Bernard Eme, a été soutenue le 16 décembre 2014 au sein de l’Ecole Doctorale Sesam, du laboratoire Clersé CNRS et de l’Université de Lille 1, obtenant la mention très honorable et les félicitations du jury. 

Elle a pour objet les pratiques sociales se déployant sur les scènes locales comprises comme ensembles d’acteurs que sont les musiciens (créateurs), les intermédiaires (professionnels et politiques) et les auditeurs (publics).

Elle contribue à la compréhension des modalités d’engagement des musiciens pluriactifs et intermittents, dans des pratiques mues par la volonté d’exprimer une singularité entrant en tension avec le régime d’une communauté qui accorde ou non sa reconnaissance.

Il s’agit d’identifier sur le territoire étudié, ces pratiques façonnées par des représentations sociales plurielles et en tension entre monde vécu et réalités contraintes.

Un double cadre théorique combinant les sociologies compréhensive et pragmatique est mobilisé. La période étudiée est de 5 ans (2009-2013) et l’étude empirique repose sur deux démarches méthodologiques. 

Une analyse qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-directifs menés auprès de 52 acteurs et une enquête quantitative dont l’objectif est de vérifier les constatations empiriques quant aux profils sociologiques des musiciens étudiés.

Les résultats révèlent l’ambivalence des représentations sociales de l’ensemble des acteurs concourant à la formation des scènes locales. La dimension coopérative des pratiques et leur inscription dans des conditions matérielles favorisées par l’ère numérique ont été mises en évidence.

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