Les jeunes et les écrans

UNE ETUDE INEDITE EN HAUTS-DE-FRANCE

SoCo Etudes a réalisé pour l’ACAP (Pôle régional images en HDF) cette enquête à l’attention de tou·tes les jeunes âgé·es de 11 à 18 ans en Hauts-de-France. Lorsque l’on aborde la question des jeunes et des écrans (nouvelles technologies, images animées, jeux-vidéo…), nos rôles d’adultes (enseignant·es, éducateur·trices, parents…) ne nous garantissent pas toujours de les saisir au mieux.

C’est pourquoi cette enquête s’est directement adressée aux adolescent·es afin qu’ielles nous révèlent les réalités de leurs pratiques des écrans.

Cette étude permet de disposer d’informations éclairées et objectives les concernant, pour adapter au mieux notre accompagnement en tant qu’adultes.

RETROUVEZ LA SYNTHESE (32 p.)

Le questionnaire a été réalisé en partenariat avec des jeunes ainsi que des professionnels de la jeunesse, afin de correspondre au mieux à leur vocabulaire et modes de compréhension. Cela a permis d’aboutir à une radiographie réaliste de la consommation et des usages des écrans par les jeunes.

Abordant successivement les équipements, les usages, le rapport aux images ainsi que les interactions sociales et la conscience citoyenne, cette grande enquête a permis de récolter et analyser les réponses de plus de 6000 jeunes au cours du premier semestre 2020.

RETROUVEZ L’ETUDE COMPLETE (150 p.)

Cette mine d’informations est aujourd’hui restituée à travers deux publications : l’étude complète (152 pages) et une synthèse visuelle (32 pages). Ces deux documents dressent le portrait d’une jeunesse hyperconnectée et consciente de ses habitudes, aux usages diversifiés et aux pratiques sociales appuyées, se confrontant à des univers abusifs tout en développant des compétences créatives ou linguistiques.

En se basant sur les nombreuses données récoltées, cette radiographie de la consommation des écrans constitue un outil d’accompagnement de la communauté éducative et culturelle qui travaille avec les adolescent·es.

RETROUVEZ LA SYNTHESE VISUELLE (32 p.)

Il s’agit aujourd’hui de tirer tous les enseignements de cette étude et de penser des actions et préconisations pour combattre les inégalités d’usages pointées, pour adapter nos actions à une réalité de pratique et pour porter un plan ambitieux en faveur de l’éducation des regards.

RETROUVEZ L’ETUDE COMPLETE (150 p.)

Classification de la population en 3 profils-types :
La classification de la population qui suit s’appelle K-means, c’est une méthode d’analyse statistique avancée qui permet de regrouper les individus d’une population en classes homogènes. Ce regroupement s’effectue à partir des différentes variables prises en considération en vue de la construction de la classification. Le calcul, permettant la classification, est généré par un algorithme qui affecte les individus dans des sous-groupes en vue de créer une homogénéité au sein de ces sous-groupes (classes).


Les 3 profils-types générés se caractérisent comme suit :
‣ la classe A synthétise les caractéristiques et comportements de 31% de la population, elle se compose comme suit : une sur-représentation des
adolescents plus âgés (16 à 18 ans), aussi bien des filles que des garçons (et la taille de la commune a peu d’influence). Ces derniers regardent un peu moins de films et peu de séries (leur fréquentation des salles de cinéma ne présente pas de distinction). En revanche ils suivent beaucoup l’actualité, et jouent nettement moins souvent aux jeux vidéo que la moyenne. En somme 31% d’adolescents, filles ou garçons avancés en âge (bientôt adultes ou jeunes adultes), qui délaissent les séries et jeux vidéo pour leur préférer l’actualité / les informations sur les écrans.
‣ la classe B représente 40% de la population, elle se compose d’un peu plus de garçons que de filles, plutôt de jeunes adolescents (11-13 ans), vivant plus souvent dans de petites communes, regardant un peu moins de films et de séries que la moyenne, allant peu au cinéma, suivant très peu l’actualité, mais jouant aux jeux vidéo plus souvent que la moyenne. En somme 40% de jeunes, plus souvent des garçons ruraux ou péri-urbains, jouant aux jeux vidéo.
‣ la classe C représente 29% de la population étudiée, elle se compose d’un peu plus de filles, plus de jeunes âgés de 14 à 16 ans, qui regardent beaucoup de films et de séries, qui vont souvent au cinéma, qui passent beaucoup de temps sur écran et jouent un peu plus que la moyenne aux jeux vidéo (la taille des communes et le rapport à l’actualité ressemblent à la moyenne de la population étudiée). En somme majoritairement des filles en milieu d’adolescence (14-16 ans) qui développent de nombreuses activités liées aux écrans : films, séries, cinéma et même jeux-vidéo et par conséquent y passent beaucoup de temps.

Cette classification synthétise les données, par conséquent elle comporte immanquablement une réduction de l’information, mais ceci s’effectue en vue de faciliter l’appréhension de l’ensemble de la population étudiée. Elle n’est ni plus ni moins que cela : on ne peut tout dire avec elle mais elle permet de proposer une approche globale.

SYNTHÈSE DE L’INFLUENCE DES CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES (ÂGE, GENRE, LIEUX DE VIE ET ORIGINES SOCIALES) SUR LE RAPPORT AUX ÉCRANS :

  • Une évolution linéaire des pratiques avec l’avancée en âge
  • Certaines pratiques deviennent moins genrées mais il existe des marqueurs comportementaux et des expériences différenciées entre filles et garçons : les filles font plus de choses diversifiées sur les écrans.
  • Les lieux de vie et origines sociales, de même que les règles parentales, fonctionnent concomitamment et influencent les expériences.

En somme en matière de rapports aux écrans comme dans le reste des expériences sociétales, les origines sociales et lieux de vie (eux-mêmes corrélés) influencent amplement les pratiques des jeunes. Les principales inégalités perceptibles aujourd’hui chez les jeunes, ne concernent pas tant l’accès aux écrans, que leurs modalités d’usage.

Nous remercions l’ensemble des jeunes ayant participé à cette enquête, les équipes des établissements impliqués, les membres du comité de pilotage : les Rectorats des Académies d’Amiens et de Lille ; la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt Hauts-de-France ; la Direction
régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale Hauts-de-France ; la Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France ; la Région Hauts-de-France ; le réseau EMI’cycle ; la Maison des adolescents d’Amiens ; la
Mutuelle générale de l’Éducation nationale.

Jeunes, musiques et risques auditifs > Baromètre 2020

Ce baromètre annuel s’appuie sur le dispositif de concerts pédagogiques
Peace&Lobe® à l’issue duquel 5389 jeunes collégien·nes et lycéen·nes ont répondu à un questionnaire dans le cadre de leur année scolaire 2019/2020.

Les résultats permettent de suivre chez les 12-18 ans, leurs rapports à la musique et aux risques auditifs.

La musique accompagne les adolescent·es dans leur quotidien, que ce soit à leur domicile, à l’école, dans l’espace public et même la nuit, parfois jusque dans leur sommeil.

LES – DE 12 ANS
utilisent plus la tablette et moins le smartphone. La possession d’un smartphone étant moindre chez les plus jeunes.

LES 14-16 ANS
sont les plus nombreux à utiliser le smartphone pour écouter de la musique.

LES + DE 16 ANS
présentent des taux plus élevés pour l’écoute sur chaîne hi-fi, lecteur MP3 et poste radio.

La plateforme la plus utilisée est YouTube : 83% Suivie de Spotify: 46% et de Deezer : 26% . YouTube s’impose sans doute par la gratuité, l’accompagnement de la musique par des vidéos et la richesse du catalogue.
Il existe des effets d’âge : les plus jeunes (12 ans ou -) se tournent davantage vers YouTube ; alors que Deezer et Spotify remportent un plus franc succès chez les 14/17 ans.

Il existe une tendance de fond de diminution du téléchargement gratuit et payant en faveur du streaming qui se poursuit chaque année : 31% des jeunes déclarent ne jamais télécharger de la musique gratuite (contre 21,7% en 2018) et 78,7 % déclarent ne jamais télécharger de la musique payante.

Les sources de découvertes musicales sont multiples : les amis et les réseaux sociaux en tête. L’enquête de cette année a testé les variables de ‘fréquentation culturelle’ qui prennent une part importante dans les découvertes musicales, telles que les réseaux sociaux, playlists YouTube, Spotify et Deezer.

72,6% pensent que les systèmes de recommandation musicaux sont utiles. Plus d’un tiers des adolescent⋅es (36%) disent ignorer l’existence des algorithmes sur les plateformes de téléchargement. Les plus jeunes enquêté·es (12 ans et -) connaissent beaucoup moins les algorithmes que les plus âgé·es.

Les algorithmes des plateformes d’écoute de la musique, collectent des données personnelles des usagers pour établir un profil de goût afin de fournir des recommandations personnalisées sur d’autres musiques. Si les plateformes de
streaming offrent une facilité d’accès à un catalogue musical jamais égalé dans l’histoire de la musique enregistrée, les algorithmes de recommandation représentent néanmoins un risque, celui d’enfermer l’utilisateur dans sa bulle musicale.

RETROUVEZ LES 3 FOCUS ICI

Jeunes et Musiques enregistrées

Jeunes et Risques auditifs

Jeunes Musicien.nes

Baromètre 2019 – Jeunes, musique et risques auditifs

A l’occasion du 10ème Mois de la Gestion Sonore, SoCo a réalisé pour l’association AGI-SON (AGIr pour une bonne gestion SONore) le Baromètre 2019 sur les jeunes, la musique et les risques auditifs en France.

Couverture de la publication

Dans le cadre du dispositif de concerts pédagogiques de prévention des risques auditifs intitulé Peace&Lobe®, un questionnaire composé de 110 questions et accessible depuis la plateforme d’éducation au sonore edukson.org est transmis aux enseignant·es français·es qui ont emmené leurs élèves au concert préventif. Ils le font remplir aux élèves sur le temps scolaire ; le questionnaire étant pensé comme outil pédagogique permettant de revenir sur les principaux messages de prévention en matière de risques auditifs.

L’opération de prévention des risques auditifs Peace&Lobe® en chiffres clés

La populationmère sur laquelle porte l’enquête est celle de l’ensemble des jeunes français·es âgé·es de 12 à 18 ans. La répartition de ces jeunes en France par genre, par âge et par lieu de vie (données INSEE) est utilisée pour rendre représentatif l’échantillon des jeunes interrogés. Les données de l’échantillon de répondants sont pondérées, c’est à dire qu’on leur accorde le “poids” qu’elles ont dans la réalité.

Nombre de répondants au baromètre 2019

La pondération par lieu de vie, ajoutée à celles du genre et de l’âge permet d’obtenir un échantillon qui est une représentation réduite de la population-mère. Cette méthode de redressement assure la validité des données présentées et l’extrapolation des résultats.

Écoutes intergénérationnelles

Les musiques appartenant au style Chanson / Pop sont les plus écoutées en commun par les jeunes et leurs parents. Suivies des Musiques du monde (27,5%), du Hip-Hop (23%) et du Rock (21,6%).

Des philosophes et sociologues se penchent sur le sujet intergénérationnel (Serge Guérin, Pierre-Henri Tavoillot, “La guerre des générations aura-t-elle lieu?”, 2017). Ils attestent, contrairement aux idées reçues souvent véhiculées par les médias, que l’idée d’un clash générationnel provoqué par les nouvelles technologies est fausse. Les données d’enquête disponibles montrent au contraire qu’au cours des dernières années “les liens intergénérationnels se renforcent”. À cet égard, le réseau AGI-SON souhaite s’appuyer sur ce résultat pour développer des messages de prévention en direction des familles.

88,4% des adolescent·es écoutent de la musique sur smartphone. La télévision devance quant à elle largement les chaînes HiFi, tablettes numériques, postes de radio et lecteurs MP3. Ce qui peut s’expliquer par le fait que 83% des jeunes interrogés ont accès à une télévision connectée à Internet à la maison.

Près de 70% des jeunes écoutent quotidiennement de la musique en ligne.

94% des jeunes écoutent de la musique sur YouTube. Dans le monde, 1,3 milliard de personnes écoutent de la musique sur YouTube. Le choix de Spotify se renforce dans le temps : ils étaient 28% en 2014 et 39% en 2018, ils sont dorénavant 50% à utiliser cette plateforme.

Progression des abonnements payants : les jeunes étaient 23% en 2018 et sont dorénavant 29% à avoir un abonnement payant.

80% DES JEUNES ÉCOUTENT LES PLAYLISTS PROPOSÉES PAR LEURS SITES D’ÉCOUTE EN LIGNE. PLUS D’1 JEUNE SUR 2 A DÉCOUVERT UN ARTISTE GRÂCE AUX PLAYLISTS

3 JEUNES SUR 5 N’ACHÈTENT JAMAIS DE CD EN 2019

59,4% des jeunes n’achètent jamais de CD pourtant, 80% ont accès à un lecteur CD dans leur foyer. La diminution de l’achat de CD est une
conséquence globale de la convergence numérique qui se poursuit comme le confirme la publication annuelle du baromètre de la musique enregistrée publiée par le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP).

PLUS D’1 JEUNE SUR 2 FAIT ATTENTION À LA QUALITÉ SONORE DE
LA MUSIQUE QU’IL ÉCOUTE.

Retrouvez toutes les données dans la publication (PDF).

15 000 jeunes français parlent de leurs rapports à la musique

L’étude sur les jeunes, la musique et leurs rapports aux risques auditifs a été menée en France tout au long de l’année scolaire 2017/2018 par le cabinet d’études SoCo pour Agi-Son. 

Agi-Son est une association créée en 2000 par les professionnels de la musique. C’est un espace de concertation pour la promotion de la qualité sonore, le respect de la réglementation et la préservation de la santé publique.

Agi-Son fédère la grande majorité du secteur musical en France. Elle coordonne entre autres le dispositif national de prévention des risques auditifs à destination des jeunes nommé “Peace&Lobe®” auxquels les jeunes participent avec leurs professeurs.

C’est dans une optique d’amélioration constante de ce dispositif et de veille sur les pratiques des jeunes en France face à la musique, qu’Agi-Son missionne SoCo Etudes pour réaliser cette étude.

OBJECTIFS

Analyser les comportements des jeunes face à la musique 
Connaître l’évolution des pratiques en comparant les données 
Repérer les risques auditifs auxquels s’exposent les adolescent·es 
• Évaluer la réception du spectacle Peace&Lobe®
• Évaluer l’impact des messages de prévention 

Etude d’une ampleur unique auprès d’adolescent·es en France

METHODOLOGIE

C’est grâce à son inscription au sein du dispositif Peace&Lobe® que cette enquête connaît un si grand succès. En effet les nombreux jeunes ayant assisté au spectacle Peace&Lobe partout en France sont invités à répondre à ce questionnaire.

Construit dans une optique pédagogique, le questionnaire permet aux professeurs de revenir sur les connaissances acquises au cours du spectacle : fonctionnement du son, de l’oreille, de l’amplification, etc.

La représentativité des données est assurée à l’aide d’une pondération  : l’échantillon est redressé à partir des critères d’âge et de sexe de la population-mère. Ces critères sont connus grâce aux données INSEE. Cette méthode assure la validité de l’extrapolation des résultats à l’ensemble des jeunes français.

PRINCIPAUX RESULTATS

Jeunes et musiques en Hauts-de-France

La nouvelle étude de SoCo vient de paraître : elle propose une photographie des pratiques des jeunes en termes de modalités d’écoute, sorties en concert, achat, streaming de musique, etc.

Elle permet  d’explorer leur perception des risques auditifs et les répercussions sur leur santé, car l’étude s’inscrit dans le cadre des concerts de prévention des risques auditifs Peace&Lobe®.

Lire l’étude complète

 

Intervention aux Perspectives sonores

Intervention lors de la 2ème édition des Perspectives sonores, au Centre Culturel Hip-Hop La Place, aux Halles à Paris.

Organisées par Agi-Son sous l’égide du Ministère de l’écologie, du Ministère de la Santé, et du Ministère de la Culture, cet événement s’adresse aux professionnels du spectacle, de la santé et de l’enseignement.

Animée par le journaliste Olivier Cachin (sélection rap du Mouv’), la conférence à laquelle nous interviendrons portera sur la thématique  de l’audition des jeunes et le partage d’expériences dans le domaine de la prévention.

Retrouvez les informations ici

Notre enquête dans une publication du Ministère

L’enquête réalisée en Pays de la Loire sur les jeunes et la musique, est relatée dans la publication de l’Observatoire des Politiques Culturelles OPC  pour le Ministère de la Culture.

Cette publication vise à repérer les enquêtes sur les pratiques culturelles menées à l’échelle territoriale en vue de la sortie de la fameuse étude sur les pratiques culturelles des français (à paraître en 2018).

Lire la publication du Ministère