Jeunes, musiques et risques adutifis > Baromètre 2020

Ce baromètre annuel s’appuie sur le dispositif de concerts pédagogiques
Peace&Lobe® à l’issue duquel 5389 jeunes collégien·nes et lycéen·nes ont répondu à un questionnaire dans le cadre de leur année scolaire 2019/2020.

Les résultats permettent de suivre chez les 12-18 ans, leurs rapports à la musique et aux risques auditifs.

La musique accompagne les adolescent·es dans leur quotidien, que ce soit à leur domicile, à l’école, dans l’espace public et même la nuit, parfois jusque dans leur sommeil.

LES – DE 12 ANS
utilisent plus la tablette et moins le smartphone. La possession d’un smartphone étant moindre chez les plus jeunes.

LES 14-16 ANS
sont les plus nombreux à utiliser le smartphone pour écouter de la musique.

LES + DE 16 ANS
présentent des taux plus élevés pour l’écoute sur chaîne hi-fi, lecteur MP3 et poste radio.

La plateforme la plus utilisée est YouTube : 83% Suivie de Spotify: 46% et de Deezer : 26% . YouTube s’impose sans doute par la gratuité, l’accompagnement de la musique par des vidéos et la richesse du catalogue.
Il existe des effets d’âge : les plus jeunes (12 ans ou -) se tournent davantage vers YouTube ; alors que Deezer et Spotify remportent un plus franc succès chez les 14/17 ans.

Il existe une tendance de fond de diminution du téléchargement gratuit et payant en faveur du streaming qui se poursuit chaque année : 31% des jeunes déclarent ne jamais télécharger de la musique gratuite (contre 21,7% en 2018) et 78,7 % déclarent ne jamais télécharger de la musique payante.

Les sources de découvertes musicales sont multiples : les amis et les réseaux sociaux en tête. L’enquête de cette année a testé les variables de ‘fréquentation culturelle’ qui prennent une part importante dans les découvertes musicales, telles que les réseaux sociaux, playlists YouTube, Spotify et Deezer.

72,6% pensent que les systèmes de recommandation musicaux sont utiles. Plus d’un tiers des adolescent⋅es (36%) disent ignorer l’existence des algorithmes sur les plateformes de téléchargement. Les plus jeunes enquêté·es (12 ans et -) connaissent beaucoup moins les algorithmes que les plus âgé·es.

Les algorithmes des plateformes d’écoute de la musique, collectent des données personnelles des usagers pour établir un profil de goût afin de fournir des recommandations personnalisées sur d’autres musiques. Si les plateformes de
streaming offrent une facilité d’accès à un catalogue musical jamais égalé dans l’histoire de la musique enregistrée, les algorithmes de recommandation représentent néanmoins un risque, celui d’enfermer l’utilisateur dans sa bulle musicale.

RETROUVEZ LES 3 FOCUS ICI

Jeunes et Musiques enregistrées

Jeunes et Risques auditifs

Jeunes Musicien.nes

Jeunes et musique en Occitanie

SoCo a réalisé l’étude portant sur les jeunes, la musique et les risques auditifs en région Occitanie pour le pôle régional des musiques actuelles Octopus.

Présentée en avril 2019 à Toulouse à l’Espace Bazacle, cette étude est une déclinaison régionale de l’enquête nationale menée par le cabinet SoCo pour Agi-Son.

8 867 jeunes scolarisés en Occitanie ont assisté au spectacle Peace & Lobe de janvier 2017 à juin 2018, et 1 205 jeunes occitans ont répondu au questionnaire en ligne.

L’étude permet de dresser leur profil socio-démographique et de connaître leurs habitudes et pratiques : goûts musicaux, sortie en concert, durée et volume d’écoute musical, rapport aux risques auditifs.

Outre quelques différences concernant les prises de risques et expériences de troubles auditifs légèrement moindres en Occitanie, la comparaison des données atteste que, quels que soient leurs lieux de vie, les adolescents français ont tendance à présenter des comportements similaires en ce qui concerne la musique.

A savoir une évolution continue liée à l’ère numérique avec l’importance grandissante du streaming et celle continue du téléchargement « gratuit », la diminution drastique de l’achat de CD, l’usage massif du smartphone pour écouter la musique mais encore le développement de l’usage des enceintes bluetooth.

L’augmentation des possibilités d’écouter la musique et son accessibilité grandissante sont une bonne chose mais ne sont pas sans conséquence en termes de santé. La généralisation des troubles auditifs liés à l’écoute individuelle ne cesse de croître.

En ce qui concerne la dimension sociologique des pratiques on note que les différences de comportement selon les âges sont marquées mais s’expliquent par cette période adolescente propice aux changements et expérimentations.

En revanche on note que les comportements des filles et des garçons attestent de pratiques de moins en moins genrées.

Retrouvez l’étude complète.