Public des musiques actuelles en France

Présentée au Festival de Bourges 2019, l’étude sur le public des musiques actuelles en France réalisée par SoCo pour AGI-SON vient de paraître. L’enquête repose sur les réponses de 1 393 spectateurs et spectatrices des salles de musiques actuelles en France.

Basée sur l’évaluation de la campagne de prévention des risques auditifs « HEIN ?! », qui se déploie chaque année partout en France à partir de novembre grâce aux salles partenaires d’AGI-SON, cette enquête nationale vise à approfondir la connaissance des profils et pratiques des publics des salles de musiques actuelles en France et sonde leurs expériences et perceptions des risques auditifs.

Pour les acteurs de la filière musicale comme de la santé, les résultats de l’étude permettent de saisir les réalités sociologiques des pratiques actuelles, afin d’adapter et améliorer les actions de prévention des risques auditifs.

Le profil-type du public de concert est une personne de 37 ans en moyenne, active employée ou cadre, citadine résidant dans une commune de plus de 50 000 habitants. Elle a des goûts musicaux variés, mais un penchant marqué pour le Rock, sauf si elle a moins de 30 ans, dans ce cas ce sont le Hip-Hop et l’Electro qui concentrent particulièrement son intérêt.

Ses pratiques de sorties et d’écoutes de musique ne sont pas sans conséquence sur sa santé : elle a 80% de risques d’avoir déjà eu un acouphène, qu’elle soit une femme ou un homme, amatrice de Rock ou de Musiques du Monde, et quel que soit son âge.

Face à ces troubles, elle a développé des habitudes de protection quant aux risques auditifs, en s’éloignant de la source sonore ou en faisant des pauses et surtout en portant des protections auditives, dont la qualité a tendance à augmenter avec les années.

Retrouvez l’étude complète

Publié par

Claire Hannecart

Docteure en Sociologie, j'ai préparé ma thèse au sein du laboratoire Clersé CNRS. Elle porte sur les modes d'engagement et enjeux de coopération sur les scènes musicales locales. Après un cursus à l’Université de Lille j'ai continué à travailler ce sujet auprès de différents partenaires publics et privés. Entre autre au Pôle musiques actuelles des Pays de la Loire, où j'étais responsable de l’observation de la filière musicale régionale. Puis en 2017 j'ai crée le cabinet d'études SoCo qui produit des études et évaluations portant sur les profils, pratiques culturelles, modes de vie et habitudes de consommation de publics diversifiés.