Jeunes et musique en OCCITANIE

SoCo a réalisé l’étude portant sur les jeunes, la musique et les risques auditifs en région Occitanie pour le pôle régional des musiques actuelles Octopus.

Présentée en avril 2019 à Toulouse à l’Espace Bazacle, cette étude est une déclinaison régionale de l’enquête nationale menée par le cabinet SoCo pour Agi-Son.

8 867 jeunes scolarisés en Occitanie ont assisté au spectacle Peace & Lobe de janvier 2017 à juin 2018, et 1 205 jeunes occitans ont répondu au questionnaire en ligne.

L’étude permet de dresser leur profil socio-démographique et de connaître leurs habitudes et pratiques : goûts musicaux, sortie en concert, durée et volume d’écoute musical, rapport aux risques auditifs.

Outre quelques différences concernant les prises de risques et expériences de troubles auditifs légèrement moindres en Occitanie, la comparaison des données atteste que, quels que soient leurs lieux de vie, les adolescents français ont tendance à présenter des comportements similaires en ce qui concerne la musique.

A savoir une évolution continue liée à l’ère numérique avec l’importance grandissante du streaming et celle continue du téléchargement « gratuit », la diminution drastique de l’achat de CD, l’usage massif du smartphone pour écouter la musique mais encore le développement de l’usage des enceintes bluetooth.

L’augmentation des possibilités d’écouter la musique et son accessibilité grandissante sont une bonne chose mais ne sont pas sans conséquence en termes de santé. La généralisation des troubles auditifs liés à l’écoute individuelle ne cesse de croître.

En ce qui concerne la dimension sociologique des pratiques on note que les différences de comportement selon les âges sont marquées mais s’expliquent par cette période adolescente propice aux changements et expérimentations.

En revanche on note que les comportements des filles et des garçons attestent de pratiques de moins en moins genrées.

Retrouvez l’étude complète.

Publié par

Claire Hannecart

Docteure en Sociologie, j'ai préparé ma thèse au sein du laboratoire Clersé CNRS. Elle porte sur les modes d'engagement et enjeux de coopération sur les scènes musicales locales. Après un cursus à l’Université de Lille j'ai continué à travailler ce sujet auprès de différents partenaires publics et privés. Entre autre au Pôle musiques actuelles des Pays de la Loire, où j'étais responsable de l’observation de la filière musicale régionale. Puis en 2017 j'ai crée le cabinet d'études SoCo qui produit des études et évaluations portant sur les profils, pratiques culturelles, modes de vie et habitudes de consommation de publics diversifiés.