Baromètre 2019 – Jeunes, musique et risques auditifs

A l’occasion du 10ème Mois de la Gestion Sonore, SoCo a réalisé pour l’association AGI-SON (AGIr pour une bonne gestion SONore) le Baromètre 2019 sur les jeunes, la musique et les risques auditifs en France.

Couverture de la publication

Dans le cadre du dispositif de concerts pédagogiques de prévention des risques auditifs intitulé Peace&Lobe®, un questionnaire composé de 110 questions et accessible depuis la plateforme d’éducation au sonore edukson.org est transmis aux enseignant·es français·es qui ont emmené leurs élèves au concert préventif. Ils le font remplir aux élèves sur le temps scolaire ; le questionnaire étant pensé comme outil pédagogique permettant de revenir sur les principaux messages de prévention en matière de risques auditifs.

L’opération de prévention des risques auditifs Peace&Lobe® en chiffres clés

La populationmère sur laquelle porte l’enquête est celle de l’ensemble des jeunes français·es âgé·es de 12 à 18 ans. La répartition de ces jeunes en France par genre, par âge et par lieu de vie (données INSEE) est utilisée pour rendre représentatif l’échantillon des jeunes interrogés. Les données de l’échantillon de répondants sont pondérées, c’est à dire qu’on leur accorde le “poids” qu’elles ont dans la réalité. La pondération par lieu de vie, ajoutée à celles du genre et de l’âge permet d’obtenir un échantillon qui est une représentation réduite de la population-mère. Cette méthode de redressement assure la validité des données présentées et l’extrapolation des résultats.

Nombre de répondants au baromètre 2019

33% des jeunes écoutent souvent des musiques que leurs parents écoutent également et ils sont 48% à en écouter au moins de temps en temps.

Les musiques appartenant au style
Chanson / Pop sont les plus écoutées en
commun par les jeunes et leurs parents.
Suivies des Musiques du monde (27,5%), du
Hip-Hop (23%) et du Rock (21,6%).

Écoutes intergénérationnelles

Des philosophes et sociologues se penchent sur le sujet intergénérationnel (Serge Guérin, Pierre-Henri Tavoillot, “La guerre des générations aura-t-elle lieu?”, 2017). Ils attestent, contrairement aux idées reçues souvent véhiculées par les médias, que l’idée d’un clash générationnel provoqué par les nouvelles technologies est fausse. Les données d’enquête disponibles montrent au contraire qu’au cours des dernières années “les liens intergénérationnels se renforcent”. À cet égard, le réseau AGI-SON souhaite s’appuyer sur ce résultat pour développer des messages de prévention en direction des familles.

88,4% des adolescent·es écoutent de la musique sur smartphone. La télévision devance quant à elle largement les chaînes HiFi, tablettes numériques, postes de radio et lecteurs MP3. Ce qui peut s’expliquer par le fait que 83% des jeunes interrogés ont accès à une télévision connectée à Internet à la maison.

Près de 70% des jeunes écoutent quotidiennement de la musique en ligne.

94% des jeunes écoutent de la musique sur YouTube. Dans le monde, 1,3 milliard de personnes écoutent de la musique sur YouTube. Le choix de Spotify se renforce dans le temps : ils étaient 28% en 2014 et 39% en 2018, ils sont dorénavant 50% à utiliser cette plateforme.

Progression des abonnements payants : les jeunes étaient 23% en 2018 et sont dorénavant 29% à avoir un abonnement payant.

80% DES JEUNES ÉCOUTENT LES PLAYLISTS PROPOSÉES PAR LEURS SITES D’ÉCOUTE EN LIGNE. PLUS D’1 JEUNE SUR 2 A DÉCOUVERT UN ARTISTE GRÂCE AUX PLAYLISTS

3 JEUNES SUR 5 N’ACHÈTENT JAMAIS DE CD EN 2019

59,4% des jeunes n’achètent jamais de CD pourtant, 80% ont accès à un lecteur CD dans leur foyer. La diminution de l’achat de CD est une
conséquence globale de la convergence numérique qui se poursuit comme le confirme la publication annuelle du baromètre de la musique enregistrée publiée par le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP).

PLUS D’1 JEUNE SUR 2 FAIT ATTENTION À LA QUALITÉ SONORE DE
LA MUSIQUE QU’IL ÉCOUTE.

Retrouvez toutes les données dans la publication (PDF).

Publié par

Claire Hannecart

Docteure en Sociologie, j'ai préparé ma thèse au sein du laboratoire Clersé CNRS. Elle porte sur les modes d'engagement et enjeux de coopération sur les scènes musicales locales. Après un cursus à l’Université de Lille j'ai continué à travailler ce sujet auprès de différents partenaires publics et privés. Entre autre au Pôle musiques actuelles des Pays de la Loire, où j'étais responsable de l’observation de la filière musicale régionale. Puis en 2017 j'ai crée le cabinet d'études SoCo qui produit des études et évaluations portant sur les profils, pratiques culturelles, modes de vie et habitudes de consommation de publics diversifiés.